On fourre tout le bordel dans le camion, euh, le Picasso, on attache la remorque, on est prêt à partir pour demain. Par soucis pour nos deux petites 600, on leur met une petite bâche par-dessus pour la nuit histoire de les protéger du froid qui commence à tomber…
Le ciel est parfaitement dégagé, vivement demain…
Le lendemain, bah le ciel parfaitement dégagé, est resté parfaitement dégagé toute la nuit, et ça a même gelé, misère…
Bon, ça bouchonne un peu sur la route, mais on arrive tout de même à 8h30 pour le roulage de 9h00, va pas falloir traîner… Bon moi, j’ai la tension de ma chaîne à revoir, mon niveau d’huile à contrôler, la pression des pneus à faire, l’essence, j’ai juste vérifié l’état de mes plaquettes… J’suis dans les travaux à la maison, pô trop eu le temps…
Les chronos descendent tout doucement, je ne connais pas encore la moto, la cylindrée, les pneus, mon nouveau casque, bref, plus aucun repère… 1’23, 1’22, 1’21, puis, alors que je commençais à y aller un poil plus fort, en pleine Parabolique, crrrrrrrrrrrrrrrrrr….
Merde, c’était quoi, ça ?... Bon, pas grave, on verra au virage suivant, Golf, et là, pareil, crrrrrrrrrrrrrrrrrrr… ‘Tain, c’est quoi ce bordel, on dirait le sabot qui frotte… Je fais encore un tour pour voir, rien à faire, ça frotte… Je sors, inspection du sabot, et y’a pas à tortiller du cul pour chier droit, ça frotte un peu… Bon, va falloir se cracher dans les pognes, et déhancher un max… Je reprends la piste, je sors tout ce que je peux de la moto à chaque virage à droite, mais rien à faire, je frotte quand-même un peu… ‘Tain ça fait chier, aller, m’en tape je mets tout par terre quand même




