Voilà mon CR, bonne lecture (oui je sais, je ferai moins long la prochaine fois

)
Rendez-vous avait été pris avec ChrisBar chez Rudy pour récupérer ma moto laissé entre ses mains expertes et mes affaires pour ce week-end de reprise de la piste.
Sachant que je n’aime pas arrivé en retard, je m’en veux d’arriver avec 30 min dans la vue de l’horaire prédéfini.
Do me rassure de suite, Chris est dans les bouchons aux alentours de la N7, donc il n’est pas prêt d’arriver.
De plus, la moto n’est pas entièrement prête, encore une histoire d’entretoise d’axe de roue Ar, de protection de carter à coller et d’ajustage de commande reculées.
Le camion n’est pas chargé non plus et il faut bien tout rassembler pour être sûr de ne manquer de rien.
Chris pointe le nez de la BM vers 15h45, on pouvoir commencer à fourrer le camion rouge mais de manière ordonnée. La BM est full, le camion aussi, départ à 18h45.
Pour le briefing et le pot d’accueil, c’est râpé mais on s’en fout, le plus important est de faire de l’essence rapidement, Chris a une autonomie de 15 km…
Arrivés à Carrefour, je file m’acheter en vitesse deux bidons pour une contenance plus conventionnelle et je les remplis dans la foulée.
Allez, on décolle il est 19h15 et on a 2h30 de route en gros. Pas grand-chose à dire sur cette étape de liaison, rythmée par l’éclectisme musical qui ne s’accorde pas forcément avec la vitesse stabilisée de 110 km/h.
On reçoit des coups de fils pour nous dire que c’est plein, qu’il n’y a plus de place mais qu’ils ont réussi à nous garder un petit coin sur le parking.
Il est 22h30-22h45 quand on rejoint les autres.
On monte le barnum en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, les tables pour se restaurer et tout le monde discute avec tout le monde, le SV jaune et le TL sont descendus rapidement.
Une chose est importante : le TLR n’est pas prêt et il n’est pas question que Rudy soit seul à travailler dessus.
Comme l’électricité est une denrée rare, le groupe électrogène est lancé, ceux qui peuvent aider le font, Didle est préposé au BBQ.
De mon côté, j’ai cédé à ma mère pour prendre la tente canadienne au lieu de m’acheter une tente Décathlon et je m’en mords un peu les doigts mais j’en verrai le bout en 20 min dans le noir et tout seul (aucun reproche à vous faire, c’est mon côté tête de mule)
Petit à petit le groupe se réduit, Morphée faisant des siennes. Vers 1h30, toutes les motos sont prêtes pour le lendemain, la fatigue ayant raison des courageux, il est presque deux heures lorsque mes yeux daignent se fermer.
Le réveil sonne, il est 7h00. On s’arrache du sac de couchage, on décolle les yeux et on pointe le nez dehors. Ca va, pas de pluie, un coin de ciel bleu.
J’aperçois Le Drôle qui a déjà préparé le café et quelques viennoiseries sont dispersées sur les tables. Tout le monde sort peu à peu de sa tente, seuls Rudy et Do ont dormi dans le camion pour laisser leur tente à Chris, qui en aurait eu pour bien plus long que moi avec sa tente qui n’aurait pas fait tâche dans le film Camping.
On apprend par nos voisins que des voleurs ont rodé sur le paddock durant la nuit, des alfanos ont été subtilisés (10 en tout) et des bidons d’essence, bref ce n’est pas super l’ambiance au matin.
Bon, on ne se focalise pas là-dessus, l’heure tourne et il faut vérifier les inscriptions… Un simple nom sera suffisant, pas de vérification des papiers ou des licences, ça ne fait pas très pro…
Comme je suis en dernière série, je ne suis pas pressé de passer la combi, mais comme elle n’a que deux sorties d’il y a 3 ans, c’est comme si elle était neuve. Donc mise en place vite fait, et on la gardera aussi longtemps que possible.
La température monte peu à peu, Rudy est un peu énervé à cause du système de classification qui le fait se retrouvé dans la même série que Didle alors qu’ils ont la même moto. Problème vite réglé mais cela n’au ra pas été sans gueuler un minimum.
C’est mon tour de me retrouver dans les stands, pas de pression, un seul objectif prendre du plaisir, retrouver des sensations et régler un poil la moto et maitriser le passage en full.
Premier tour tranquille pour chauffer les pneus, l’alfano n’est pas enclenché, ce n’est pas la mort, on y pensera pour la prochaine. Ce qui est dur c’est que je suis le seul gros twin parmi une foule de 4 pattes qui me déposent dans les bouts droits et dans les enchaînements (la faute à mon cerveau que j’ai oublié de débrancher et au fait que certains m’ont dit que rouler sans amortisseur de direction était un peu risqué, bref ça m’a travaillé mais on ne pouvait pas faire autrement)
La session se passe très bien, je m’habitue peu à peu à la position mais je l’écourte parce que mon sélecteur est placé bien trop haut. On en profite pour régler un poil plus souple la fourche et je me délecte du son des twins qui passent le long de la ligne des stands.
2ème session, alfano branché on y retourne et on s’applique. J’ai vraiment du mal pour me sentir bien en position déhanchée, à droite je sens que la fesse est bien sortie tout comme le reste du corps mais je ne cherche pas absolument à effleurer le bitume. A gauche, c’est plus dur. Le 1er chrono tombe, verdict 1’58. On ne se focalise pas dessus, et on accélère peu à peu le rythme tout en prenant mon pied. Je me fais toujours autant déposer dans les bouts droits, mais je reviens sur les 4 pattes au freinage. Je ne trouve pas de lièvre parce que je ne veux pas forcer sauf pour certains enchaînements ou j’ai la banane. Celle-ci doit se lire sur mon visage quand je rentre, l’alfano a parlé : 1’55 soit 3 sec de mieux, c’est encourageant.
3ème session qui sera très courte parce que la pluie me fait flipper au plus haut point, écourtée donc à 4 tours, mais 1’51 pour mon meilleur tour. J’aurai pu continuer parce que la piste n’était vraiment pas grasse, mais je préfère mettre la barre très haute sur la question de la prudence.
C’est l’heure de la pause, on enfile une tenue un peu plus ample et on déguste le repas présenté. Ca chambre gentiment, ça parle de chrono à améliorer, bref bonne ambiance. Pendant ce temps, il pleut doucement et puis subitement ça s’arrête pour laisser la place à un beau soleil qui assèche le bitume très vite. C’est bon pour cet après-midi, la météo, faudra penser à vous recycler.
4ème session où je suis petit à petit nos amis les mixers plus facilement et où le tracé est complètement assimilé et où je peux donc titiller les freinages de trappeur en fin de ligne droite mais où je rends la main quand je sais que ça roule bien mieux que moi. J’ai moins de mal dans les cassures mais ça touche pas à droite et encore moins à gauche. Cependant lorsque je sors à la fin, je jette un œil au chrono et à proximité du campement, je lâche une bonne rupture : 1’47 soit 11 sec de mieux que le matin. Je suis fier de moi, j’ai pris un pied d’enfer et je ne me suis jamais senti à la limite.
5ème et dernière session sur le circuit club, Anne est venue se greffer à nous pour tenter de trouver une roue qui pourra la tirer, pour ma part on va tenter de réitérer l’exploit de la session d’avant voir d’améliorer. Ca suit tout aussi bien qu’avant, je me fais déposer par Tibidul dans le grand gauche, dommage, j’aurai bien aimé prendre sa roue (oups, pas taper Didle), mais elle a clairement plus de technique et est plus rapide que moi. L’alfano rend son verdict, ce ne sera pas mieux que 1’47, mais mes tours seront réguliers en 1’48.
Au fait, si je ne sors pas ma fesse à gauche, c’est que je le sens mais vraiment pas, donc laisser moi le temps et après préparer vos TankCam.
Il faut se dépêcher de tout ranger, la tente était pliée en moins de 15 min à la pause de midi, les affaires rassemblées, mais il faut aussi se changer. J’ai accepté de prendre la charge du camion du Drôle afin qu’il puisse faire la liaison Club-F1 sur la Buell. J’aurai du me faire porter pâle, moi qui ait l’habitude d’avoir ma main sur le pommeau de vitesse, ça débraille, v’là la misère.
On installe le campement au fin fond du paddock, remontage de tente en 15 min (ben oui, il faisait jour), gonflage du matelas, entassement des affaires à l’intérieur et on profite de la chaise qui s’offre à moi. Je me porterai volontaire pour la vaisselle du soir, merci Joebar pour le partage des denrées et c’est là que Didle et Le Drôle nous annoncent que des douches chaudes sont à moins de 100 m du camp de base. Ni une ni deux, j’y fonce avec Joebar, j’en reviendrai totalement détendu mais pressé de retrouver mon sac de couchage. Ca ne fait pas un pli, la journée à été intense et la fatigue se fait sentir. Extinction des feux à 22h00. Juste avant, on retire les motos qu’on avait stationné dans les stands laissés ouverts, on ne sait jamais si ils venaient à être fermés au cours de la nuit.
Réveil programmé pour 7h15, il fait plus frais qu’hier, le ciel est bien voilé, mais pas encore de gouttes. Toujours pas de café pour ma pomme, mais des viennoiseries ramenées par les savoyards. J’enfile très tôt la combi et je ne pense à rien. Je me prépare à rejoindre mon groupe. Charly me rejoint juste avant l’ouverture de la piste, je lui indique où nous sommes placés et je me lance dans l’arène. C’est impressionnant de se retrouver dans cette antre où de nombreuses passes d’armes se sont déroulées entre différents champions, la piste est ouverte par le team 55 de l’ERT, il faut que je mémorise vite le tracé pour pouvoir en profiter à fond, le programme est de 7 sessions sur la journée. On va être rincé…
Je passe sur les mixeurs qui me déposent dans la ligne droite, que je rattrape aux freins, que j’arrive à suivre dans les enchainements rapides mais dont je perds le contact dans les passages lents, je n’ose pas ouvrir plus.
Au fur et à mesure de la matinée, ça rentre plus fort dans les courbes, ça tente des trucs un peu aléatoires qui passent mais qui me font sortir du virage pas comme il faut. A Adélaïde, le train avant veut régulièrement aller embrasser le soleil donc on calme la sortie. 3-4 fois, j’ai loupé mon passage de vitesse dans la ligne droite des stands et quelques autres choses dont je ne me souviens plus.
Après ma première session, j’ai discuté avec Charly qui s’était pris une bonne saucée en descendant de Paris vers le sud, qui avait fait un détour pour me saluer et garder quelques souvenirs numériques que je récupérerai d’ici 15 jours. On a pris RDV pour le premier week-end de septembre à Krole afin d’améliorer ma technique de prise de vues

Le pauvre, il repartait avec un ciel menaçant, j’espère qu’il a pu profiter de la route Napoléon un peu.
Dans les autres groupes, les deux fondus Rudy et Joebar se tirent de bonnes bourres dans le groupe 1.
ChrisBar et Le Drôle sont descendus dans le groupe 2 avec Jean, Thierry, Didle et Anne et ça se chamaille un peu. ChrisBar ira tester les graviers sans casse, juste du métal à détorde et une épaule à bien masser.
Pour ma part, à la fin de la matinée, ça suivait quelques lièvres, j’ai apprécié le pilote du team 55 qui m’a montré les trajectoires depuis Adélaïde jusqu’aux stands. Mais après 4 sessions, j’étais mort, donc j’ai préféré plié mes affaires assez tôt. Le temps me donnera raison, même si j’aurai pu faire la première session de l’après midi.
17h00 fermeture de la piste, Rudy et Joebar qui ont monté les pluies ont profité du circuit pour eux tous seuls pendant 20 min, Ca devait être plaisant à voir, mais il fallait aussi ranger. Tout le monde charge tranquillement, on retiendra la remorque en bois de Thierry et la perte des clés pendant 24h de la Buell.
18h15, on décolle avec Rudy et Do dans le camion et ChrisBar et moi dans la BM. Faut qu’on s’arrête vite, Bono et sa bande nous endorme sur l’autoroute et l’autoradio fait des siennes. Heureusement, le camion boit comme un trou donc pose coco et encas. La musique sera alors plus vivante.
21h45, on arrive à Chalo non sans avoir été ébloui par ce satané crépuscule sur les plaines de l’Essonne à l’entrée d’un bourg. Le SV et le TL sont descendus pour avoir droit à une vidange dans les règles et quelques autres travaux dont Rudy se chargera. Ca discute encore un peu et après tout le monde décolle pour rentrer chez lui et retrouver son lit.
Etape chez mes parents pour rendre la tente, il est 00h30 quand je peux enfin me glisser sous ma couette.
En résumé :
- même en partant avec du retard, on arrive à bon port.
- l’entraide et l’ambiance ont été présentes tout au long du week-end.
- Commencer la piste alors que tout le monde a déjà une petite expérience, c’est dur. Mais ça n’empêche nullement de revenir au campement avec une banane jusqu’aux oreilles.
- Merci à Babome d’être passé sur les deux jours, et d’avoir pris le rôle du photographe.
- Un seul regret : avoir fait le flemmard pour sortir l’appareil que le deuxième jour, ce qui fait que je n’ai que des photos en statique en nombre très réduit.
- Un grand merci à tout le monde et spécialement au couple Rudy et Dorothée pour avoir préparer la moto dans un temps très court et avoir su me motiver tout au long du week-end
RDV à Krole le 21 pour la journée Vikings avec Joebar, Didle, Tibidul, Twinny, son homme, Eurielle, le coach à plumes, et Rudy et Do pour le matin si je me souviens bien.
Les photos suivront demain
