[CR][LONG] BOSS 3 ... aka "Le CR du Vieux Con"
Publié : 15 oct. 2023 23:00
L'année dernière, Pascal m'avait offert la possibilité de perfectionner mon pilotage sous la flotte,
, et de comparer une KTM 690 SMCR avec une KTM 690 SMCR, pour essayer de répondre à la question :
"Quelle est la différence entre un canard ?"
Après avoir pu opposer la V1 à la V2 l'année dernière, on a donc remis ça cette année pour comparer cette fois la V2 ("2017") à la V3 ("2022").
Même règles que précédemment :
- une journée ou il flotte (pas facile ces derniers temps, hein. Il faut viser juste, mais on a réussi
)
- des routes qui tabassent sa mère (on a choisi l'autre coté du Rhône cette fois, ce sera donc destination Ardèche)
- une SXV en arbitre, pour savoir si deux petites bielles courageuses ne valent pas mieux que deux grosses paresseuses
Avec cette année en prime, Ben aka SuperSlip, le local de l'étape qui servira de Lapin et d'étalon "Plus-vite-ça-n'aurait pas-été-raisonnable" pour la journée, et Pierrot en guise de chauffeur de SXV, Lolow ayant courageusement fui la pluie ardéchoise pour aller chercher le soleil en Bretagne...
Nous voilà donc 4 larrons à 9h chez Pascal pour essayer de savoir si SMCR se bonnifie avec les années ou si définitivement les Autrichiens n'y connaissent rien en pinard.
. .
Pour la fiche technique, vous la connaissez sans doute mieux que moi, mais en gros, une SMCR 2022 c'est comme une SMCR 2017 mais avec :
- un nouveau cadre, et une nouvelle géométrie générale qui rend la moto plus basse et plus compacte visuellement
- le fameux double arbre d'équilibrage qui chasse toutes les vibrations et permet de prendre 1000 tours de plus
- la disparition du compte-tour au profit (?) du tableau de bord minimaliste de la 701 avec juste aucune info dessus à part l'indicateur de rapport engagé.
En théorie donc un moto dont on a "gommé" les défauts du mono, et revu le chassis pour un usage purement routier, peu de 690/SMCR fréquentant vraiment les parties terre des circuits SM le WE... (moi je ne n'en connais qu'une seule à le faire, en vrai).
Comme le thème du jour c'est un comparo KTM, la SXV ne peut s'empécher de faire sa maline, et connaissance avec son pilote du jour en nous faisant la blague de "le cylindre avant n'aime pas la pluie" quelques km à peine après le départ. Mébon, une fois que je lui ai murmuré à l'oreille que je l'aimais quand même, que je n'étais pas loin de toute façon, et l'anti parasite av est remis en place, elle a bien voulu reprendre docilement la route et nous accompagner sans autre blague tout au long de la journée.
Allez, une fois la purge rhônale traversée, à l'attaque des 300 km de virolos au menu du jour, à majorité chevrettes, SM oblige..
. .
Je commence par découvrir la 2022.
Sous la pluie. Dans les chevrettes. A slalomer entre les tapis de bogues de chataignes (Welcome en Ardèche) et les plaques noires luisantes ("DDE de tous les pays, unissez-vous.."
). L'idéal...
Ben en fait... ça se passe plutôt bien au final !
Autant je me rappelle que l'année dernière, les premiers km (sous la flotte aussi) avaient été assez laborieux, cette fois tout est assez naturel.
Le chassis est simple, le moteur est souple, ne cogne quasiment pas, le frein est progressif.. La brêle met tout de suite en confiance, sans vraiment requérir de mode d'emploi particulier... Ben ouvre la route et finalement sans trop d'effort j'arrive à suivre derrière, malgré, conditions du jour oblige, quelques petites glissouilles de l'arr et autres blocages de l'avant qui me rappellent que ce n'est pas ma moto et qu''il n'est pas encore 10h du mat', alors ce serait bien de ne pas se foutre part terre tout de suite.
Mais franchement, après une heure de tartinage en sous bois détrempés et jonchés de chataignes, je suis plutôt séduit pas cette 2022, beaucoup plus accueillante et simple à prendre en main que les motos de l'année dernières qui demandaient quand même qu'on s'intéressent un peu à elles pour avancer.
Au fur et à mesure qu'on avance vers le Sud, le ciel se dégage, les routes séchent et... yarglaaa, nous voila au pied d'une Col de la Croix de Bauzon sec comme un trique !
Banzaïïï !!!
. .
Bon, le Ben aussi il a bien repéré que c'était sec. Après avoir passé le début de la matinée à promener le touriste en forêt, le voilà parti pour décrasser un peu les sliders. Ni une ni deux, j'enquille derrière pour enfin profiter de la moto, que je commence à prendre en main...
"Et là, c'est le drame !"
Nan, pas la gamelle.
(Malgré une sublime perte des 2 roues sur une fripure de bitume juste sous les yeux de Pascal, dans le PREMIER virage après l'avoir doublé. Grand moment de solitude....
)
Juste que cette super 2022 facile et docile à souhait se désunit tout à coup complètement sur le sec, et le carrosse devient citrouille
Pas aidé il est vrai par les 1700 km d'arsouille en Espagne le WE précédent. Le frein progressif devient spongieux, les pneus décrochent plein angle, et l'injection fait des droles de blagues au sortir du filet de gaz. Ambiance 350 RDLC garantie quand la valve s'ouvre et t'envoie la sauce d'un coup.
Pinaise catastrophe totale !! Y'a juste plus rien qui va...
Autant le matin sous la flotte dans les sous-bois sa progressivité faisait merveille, autant à l'attaque sur le sec, c'est la Bérézina...
Pour la peine, au bout du n-ième a-coup en remise des gaz et sucette de l'arrière, je coupe et prend la peine d'admirer le paysage, parce qu'on a beau être venu faire de la moto, c'est quand même trop beau, l'Ardèche..
"Quelle est la différence entre un canard ?"
Après avoir pu opposer la V1 à la V2 l'année dernière, on a donc remis ça cette année pour comparer cette fois la V2 ("2017") à la V3 ("2022").
Même règles que précédemment :
- une journée ou il flotte (pas facile ces derniers temps, hein. Il faut viser juste, mais on a réussi
- des routes qui tabassent sa mère (on a choisi l'autre coté du Rhône cette fois, ce sera donc destination Ardèche)
- une SXV en arbitre, pour savoir si deux petites bielles courageuses ne valent pas mieux que deux grosses paresseuses
Avec cette année en prime, Ben aka SuperSlip, le local de l'étape qui servira de Lapin et d'étalon "Plus-vite-ça-n'aurait pas-été-raisonnable" pour la journée, et Pierrot en guise de chauffeur de SXV, Lolow ayant courageusement fui la pluie ardéchoise pour aller chercher le soleil en Bretagne...
Nous voilà donc 4 larrons à 9h chez Pascal pour essayer de savoir si SMCR se bonnifie avec les années ou si définitivement les Autrichiens n'y connaissent rien en pinard.
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Pour la fiche technique, vous la connaissez sans doute mieux que moi, mais en gros, une SMCR 2022 c'est comme une SMCR 2017 mais avec :
- un nouveau cadre, et une nouvelle géométrie générale qui rend la moto plus basse et plus compacte visuellement
- le fameux double arbre d'équilibrage qui chasse toutes les vibrations et permet de prendre 1000 tours de plus
- la disparition du compte-tour au profit (?) du tableau de bord minimaliste de la 701 avec juste aucune info dessus à part l'indicateur de rapport engagé.
En théorie donc un moto dont on a "gommé" les défauts du mono, et revu le chassis pour un usage purement routier, peu de 690/SMCR fréquentant vraiment les parties terre des circuits SM le WE... (moi je ne n'en connais qu'une seule à le faire, en vrai).
Comme le thème du jour c'est un comparo KTM, la SXV ne peut s'empécher de faire sa maline, et connaissance avec son pilote du jour en nous faisant la blague de "le cylindre avant n'aime pas la pluie" quelques km à peine après le départ. Mébon, une fois que je lui ai murmuré à l'oreille que je l'aimais quand même, que je n'étais pas loin de toute façon, et l'anti parasite av est remis en place, elle a bien voulu reprendre docilement la route et nous accompagner sans autre blague tout au long de la journée.
Allez, une fois la purge rhônale traversée, à l'attaque des 300 km de virolos au menu du jour, à majorité chevrettes, SM oblige..
. .
Je commence par découvrir la 2022.
Sous la pluie. Dans les chevrettes. A slalomer entre les tapis de bogues de chataignes (Welcome en Ardèche) et les plaques noires luisantes ("DDE de tous les pays, unissez-vous.."
Ben en fait... ça se passe plutôt bien au final !
Autant je me rappelle que l'année dernière, les premiers km (sous la flotte aussi) avaient été assez laborieux, cette fois tout est assez naturel.
Le chassis est simple, le moteur est souple, ne cogne quasiment pas, le frein est progressif.. La brêle met tout de suite en confiance, sans vraiment requérir de mode d'emploi particulier... Ben ouvre la route et finalement sans trop d'effort j'arrive à suivre derrière, malgré, conditions du jour oblige, quelques petites glissouilles de l'arr et autres blocages de l'avant qui me rappellent que ce n'est pas ma moto et qu''il n'est pas encore 10h du mat', alors ce serait bien de ne pas se foutre part terre tout de suite.
Mais franchement, après une heure de tartinage en sous bois détrempés et jonchés de chataignes, je suis plutôt séduit pas cette 2022, beaucoup plus accueillante et simple à prendre en main que les motos de l'année dernières qui demandaient quand même qu'on s'intéressent un peu à elles pour avancer.
Au fur et à mesure qu'on avance vers le Sud, le ciel se dégage, les routes séchent et... yarglaaa, nous voila au pied d'une Col de la Croix de Bauzon sec comme un trique !
Banzaïïï !!!
. .
Bon, le Ben aussi il a bien repéré que c'était sec. Après avoir passé le début de la matinée à promener le touriste en forêt, le voilà parti pour décrasser un peu les sliders. Ni une ni deux, j'enquille derrière pour enfin profiter de la moto, que je commence à prendre en main...
"Et là, c'est le drame !"
Nan, pas la gamelle.
(Malgré une sublime perte des 2 roues sur une fripure de bitume juste sous les yeux de Pascal, dans le PREMIER virage après l'avoir doublé. Grand moment de solitude....
Juste que cette super 2022 facile et docile à souhait se désunit tout à coup complètement sur le sec, et le carrosse devient citrouille
Pas aidé il est vrai par les 1700 km d'arsouille en Espagne le WE précédent. Le frein progressif devient spongieux, les pneus décrochent plein angle, et l'injection fait des droles de blagues au sortir du filet de gaz. Ambiance 350 RDLC garantie quand la valve s'ouvre et t'envoie la sauce d'un coup.
Pinaise catastrophe totale !! Y'a juste plus rien qui va...
Autant le matin sous la flotte dans les sous-bois sa progressivité faisait merveille, autant à l'attaque sur le sec, c'est la Bérézina...
Pour la peine, au bout du n-ième a-coup en remise des gaz et sucette de l'arrière, je coupe et prend la peine d'admirer le paysage, parce qu'on a beau être venu faire de la moto, c'est quand même trop beau, l'Ardèche..